Overblog Tous les blogs Top blogs Célébrités Tous les blogs Célébrités
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
Louis XIV au jour le jour

05 avril 1769: Louis Philippe Joseph d’Orléans, duc de Chartres et Adélaïde de Bourbon, mademoiselle de Penthièvre

4 Avril 2017 , Rédigé par YANN SINCLAIR Publié dans #Calendrier

Le Duc de Chartres enfant par Tocqué -
Photo : Wikimedia – Source photo archive Sotheby
Portrait de la Duchesse de Chartres , par Chatillon
Dépot du Musée National de Versailles au Musée d'art et d'histoire Marcel Dessal de Dreux
Photo : Webmuséo
Louis Philippe Joseph d’Orléans, duc de Chartres et Adélaïde de Bourbon, mademoiselle de Penthièvre

  Le mariage entre le duc de Chartres, fils du duc d'Orléans Louis Philippe dit le Gros et de Louise Henriette de Bourbon Conti et Mlle de Penthièvre, fille du duc et de la duchesse, née princesse de Modène avait été décidé entre les deux branches de la famille. Il fallut obtenir le consentement du roi, ce qui fut difficile, car Louis XV était doublement réticent, ayant songé un temps , réservé la princesse - qui était la plus riche héritière du royaume - en mariage pour l'un de ses petits fils. Il ne céda qu'après beaucoup de pourparlers sur les instances du duc de Penthièvre - qui avait été son ami d'enfance. Il céda qu'après avoir mis en garde le duc sur la réputation de libertin et le mauvais caractère du futur marié

" Votre fille sera malheureuse" observa t il avec raison : la princesse le sera en effet .

Ce seront les parents du roi Louis Philippe

Le mariage princier est annoncé le 1 janvier 1769.

Les cérémonies se déroulent à Versailles, selon le cérémonial habituel pour les mariages des princes du sang, toutefois dans un faste élevé car il s'agissait du mariage du premier prince du sang de France. On répétera donc le détail des cérémonies des mariages , qui à Versailles, ont été toujours les mêmes.

Le 3 avril suivant, le duc d'Orléans, le duc de Chartres, le duc de Penthièvre, Mlle d'Orléans et Mlle de Penthièvre s'établissent à Versailles avec la plus grande partie de leur maison.
Le 4 avril, à 7 heures du soir, en grand habit de rigueur, après une cavalcade pittoresque et harassante à travers le château, pour prendre au passage tous les membres de la famille, la cérémonie du contrat se déroule dans le cabinet du Roi.
Mme Clotilde et Elisabeth avaient été dispensées de cette formalité à cause de leur jeune age.

Des incidents se produisirent quant aux invitations lancées à cette première cérémonie.
Il était d'usage que les parents des mariés invitassent toute leur parenté à la lecture du contrat, hors le duc de Penthièvre, par sa mère, la comtesse de Toulouse, avaient 20 oncles et tantes et de très nombreux cousins - la plupart " gens non titrés " ! ( C'est à dire non duc ) .

Comme le Duc , était bon et généreux, il voulut inviter tous le monde « sans distinction, à quelque degré qu’il fut »
Il s'agissait pour la plupart des membres des familles de Noailles, Armagnac, Courtanvaux dont le roi refusa, avec insistance, la présence, pas plus , d’ailleurs, pour le lendemain du mariage , dans l'appartement des mariés " pour aider à faire les honneurs" lors de la visite protocolaire du roi et de la famille royale.
Le Duc d'Orléans, estimant n'être pas chez lui, décida de n'inviter personne et contraria le duc de Penthièvre. Cette affaire d'invitation prit la tournure d'une affaire d'état qui agita la Cour !

La lecture du contrat, se fit suivant le protocole ordinaire , permettant de connaître le futur régime matrimonial du couple et surtout les intérêts de la princesse : à savoir une dot de 6 millions de livres, deux pensions du roi de 3 865 et 100 000 livres, une rente perpétuelle du père de 3 865 livres, un douaire de 300 000 livres et le don traditionnel des joyaux de la famille.

Quoiqu'il en soit, le soir venu, il y eut le " dîner du contrat" avec quelques privilégiés, agrées par le roi.

Le 5 avril se déroule la cérémonie du mariage, suivant l’étiquette habituelle des mariages, dans la chapelle de Versailles.
Il y eut encore beaucoup de difficultés et de sources de susceptibilités entre les deux pères à propos des invitations pour la journée du mariage : le roi ( pourtant large et généreux lors des jours des mariages – ayant refusé de convié en cette journée de fêtes, les gens non titrés.

Grand courroux !

Le matin, le marié fit apportée chez sa fiancée le « chapeau » c'est-à-dire un grand bouquet de fleurs d’orangers

Tôt dans la matinée, commencèrent les toilettes des mariés quid mandèrent plusieurs heures aux valets et femmes de chambres. Le prince portait un habit brillant d’or garni de réseaux d’argent. La mariée se revêtit d’un grand habit en étoffe d’argent mat à réseau d’argent brillant.

Le cortége se forma sous la conduite du marquis de Dreux Brézé, grand maître des cérémonies, depuis l’appartement de la reine et celui du Roi .

Arrivé à la Chapelle, on assure qu’une étourderie de jeunesse du prince fut remarqué et commenté : le marié n’était point à la place du coté de l’autel où il aurait du être, quelqu’un lui fit l’observation et aussitôt il sauta par-dessus la robe de la mariée pour se placer de l’autre coté. Ce saut devant l’autel scandalisera …

Le mariage fut béni par le Grand aumônier de France, archevêque de Reims
Les bénédictions du seul anneau nuptial – seule la femme portait l’alliance - et celles de 13 pièces d’or offerte par le marié à la mariée – se firent selon l’usage ancien – qui était l’allusion lointaine de l’achat de la femme.

Il y eut foule à Versailles, ce jour de mariage : le premier gentilhomme de la chambre en année – le duc de Richelieu – qui avait organisé les festivités et les cérémonies – était « très énervé et vif ", s’enfuit pour échapper aux assauts des invités. On avait, comme de coutume, distribué deux fois plus de billets d’invitations, que pouvaient contenir le Grand appartement.
Résultat : appartement bondé, presse humaine , confusion extrême aux entrées devant les barrières des suisses et des gardes du corps. La Cour, elle-même, n’arriva qu’avec peine sur les lieux de la fête.

Il y eut « appartement et jeu » depuis la Grande Galerie jusqu’au salon de l’Abondance.
A 6 heures et demie, le roi offrit « le dîner du roi » dans le salon d’Hercule pour 21 convives – tous princes et princesses c'est-à-dire la famille royale élargie. Le Roi s’assit sur un fauteuil et les autres convives sur un tabouret.

M de La ferté, intendant des Menus Plaisirs s’était surpassé et le roi lui témoigna publiquement son contentement et demanda si il en sera ainsi quand M le dauphin se mariera

Les femmes « les mieux choisies » avaient été placées sur 8 gradins dans le salon d’Hercule, lors du festin de mariage. Le grand gradin, en face de la cheminée, fit un « bel effet ».

La soirée se termina par la traditionnelle cérémonie de la bénédiction du lit , dans l’appartement du château que désormais le couple occupera dans l’aile des Princes, sur laquelle nous reviendrons en détail. C’est la cérémonie, qui sous le raffinement du XVIIIe siècle et l’étiquette en usage – cachait l’aspect cru de la paillardise ce qui expliqua, que après le dîner du roi, Louis XV pria deux de ses plus jeunes petits fils et la jeune Mlle d’Orléans, de se retiraient dans leur appartement respectif.


Le détail des cérémonies sont relatées dans les ouvrages suivants sommairement :
- le prince rouge d'A.Castelot
- La duchesse d'Orléans, la jeunesse du baron A.de Maricourt

Sources : Le Prince rouge André Castelot / Louis Adeleide de Bourbon Penthièvre la jeunesse Baron de Maricourt


Catégorie : Mariage princier

Louis Philippe II, duc d’Orléans

Louis Philippe Joseph de Bourbon-Orléans, duc de Chartres

et de Louise Marie de Bourbon-Toulouse-Penthièvre, mademoiselle de Penthièvre

 

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article