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Louis XIV au jour le jour

24 avril 1697: Pierre Mannier

23 Avril 2018 , Rédigé par YANN SINCLAIR Publié dans #Calendrier

Pierre Mannier, maître de l’atelier de Nantes du 24 avril 1697 au 31 janvier 1700
 
réformation les ateliers monétaires du royaume émirent des demi-louis, des louis et des double-louis d’or dits « aux 4 L », de septembre 1693 à 1701.

Bien que l’exemplaire du Musée départemental Dobrée corresponde à la description habituelle, celui-ci constitue une importante découverte pour la numismatique nantaise :


D/ LVD XIIII D G FR ET NAV REX, tête laurée du roi à droite ; en dessous, 1697. En début de légende, entre deux points, un cœur surmonté de trois besants, marque de Pierre Mannier, maître de l’atelier de Nantes du 24 avril 1697 au 31 janvier 1700. En fin de légende, une croix, différent de Pierre Lacroix de Beauregard ( 21 mars 1702), graveur de 1693 à 1697.
R/ CHRS REGN VINC IMP croissant, croix formée de quatre lis couronnés, cantonnée de quatre L, avec T (marque de l’atelier nantais) dans un cercle en cœur.
Inv. 2002.10.1 ; or ; 6,56 g ; 25,5 mm.

En effet, pour cette série, les ouvrages de référence ne signalent aucun louis d’or nantais pour l’année 1697, seulement 2 834 double-louis sur flan neuf (c’est-à-dire non réformé).
Or, cet exemplaire est bien un louis sur flan réformé. Ceci se repère aisément, d’une part, grâce au croissant placé en fin de légende du revers, d’autre part, aux restes de l’ancienne pièce qui apparaissent en négatif (celle-ci était très certainement issue de l’atelier voisin de Rennes).

L’absence de référence sur la réalisation de réformations dans les archives de l’atelier nantais est assez compréhensible, d’une part, à cause des conditions de réalisation de ces pièces, d’autre part, du fait d’une conjoncture locale spécifique :
En effet, la vacance du poste de maître particulier (l’équivalent du directeur) durant neuf mois, (En effet, lorsque Pierre Mannier reprit la direction de l’atelier le 24 avril 1697, son prédécesseur Bernard de la Molère était parti depuis le 24 juillet précédent) puis celle du graveur (Jean Beranger ne prit ses fonctions que courant 1698, alors que Pierre Lacroix de Beauregard avait cessé son activité durant l’année 1697) n’étaient pas favorables à la bonne tenue des registres d’autant que si la frappe de monnaies sur flan neuf restait étroitement contrôlée, il n’en était pas de même pour les pièces réformées souvent faites dans l’urgence. Les données comptables sur ces pièces ainsi réalisées demeurent rares, Paris étant souvent l’exception, et sujettes à caution.
Ainsi, l’existence d’autres exemplaires est plus que probable.

Cette monnaie est à découvrir dans les vitrines du Musée départemental Dobrée, parmi d’autres monnaies nantaises.
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