la température ne descend pas au-dessous de 18°2 à Paris!
"Quand on interroge le passé,
il répond présent"
(Sacha Guitry)











Tous les officiers de la maison du roi
sont sous la juridiction du grand maître de France
qui est le chef de la maison du roi.
Ces grands offices n'ont souvent qu'un rôle cérémoniel.
il s'agit d'un des grands offices de la couronne.
le premier maître d'hôtel du roi
qui assure la direction des sept offices de la table du roi.
Le service de la bouche du roi
le premier panetier de France
qui assure l'approvisionnement en pain de la table du roi
le premier échanson de France
qui assure l'approvisionnement en vin
le premier écuyer tranchant
qui coupe la viande du roi.
chef de la chambre du roi
il s'agit d'un des grands offices de la couronne.
les quatre premiers gentilhommes de la chambre
assurant par quartiers la direction de la chambre du roi.
les quatre Premier Valet de Chambre du Roi
assurant par quartiers l'organisation de la chambre du roi.
le grand maître de la garde-robe
qui dirige la garde-robe du roi. De 1672 à la révolution
le grand écuyer de France dirige le service des écuries
un des grands officiers de la couronne de France pendant l’ancien Régime
Il s'agit d'un des grands offices de la couronne.
le premier écuyer de France seconde le grand.
grand officier de la Maison du roi
dirige les chasses royales, surtout celles au cerf.
grand officier de la Maison du roi de France
dirige les chasses royales utilisant des oiseaux de proie.
maison du roi de France
dirige les chasses au loup et au sanglier.
le grand maître des cérémonies
officier de la Maison du roi
dirige l'ordonnancement des cérémonies de la cour.
le grand maréchal des logis a la gestion du logement du roi, de la cour et des troupes de la maison du roi
Le Grand prévôt de France assure la police de la cour du roi et
pour ce faire a juridiction sur les troupes de la maison militaire du roi.
Il fait partie des officiers de la Maison du roi.
officiers de la Maison du roi.
assure la police de la cour et pour ce faire a juridiction sur les troupes de la maison militaire du roi.
le grand aumônier de France assure la direction de la maison ecclésiastique ou chapelle.
le premier aumônier de France assiste le grand aumônier.
Aumôniers ordinaires du roi
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la température ne descend pas au-dessous de 18°2 à Paris!
Fille d'honneur de Madame (Henriette d'Angleterre) (1661- 1663)
dame du palais Marie Thérèse (1664-1680)
et surintendante de la maison de Marie-Thérèse d'Autriche de 1679 à 1683
Décédée le 27 mai 1707 à Bourbon-l'Archambault (03) à l'âge de 66 ans
A 3 heure du matin, elle ne respira plus
LE médecin de Bourbon constata en effet qu'aucune buée ne se formait plus sur le moroir qu'il avait approché des lèvres de la marquise
Le duc d'Antin s'agenouilla
Mme la maréchale de Coeuvres pleurait
Acte trouvé par Paul Lacoste dans les registres de St-Hilaire-de-la-Celle de la ville de Poitiers, et qui concerne la translation du corps de Diane de Grandsaigne.
"L'an mil sept cent quatre-vingt six et le dousieme jour du mois de mai, en execution de l'ordonnance de monsieur l'abbé Constant, vicaire général de Monseigneur l'evêque de Poitiers, du six de ce mois, et en sa presence et celle du Reverend pere Aubin gardien des religieux cordeliers de cette ville, a eté exhumé du lieu qui servoit de chapelle aux feues religieuses de Ste Catherine, en notre paroisse, et par nous prieur Curé soussigné, transféré en l'église des Reverends peres cordeliers pour etre deposé dans le caveau destiné pour servir de sepulture a messieurs les ducs de Morthemar, le corps de Tres haute très puissante dame madame Diane de Grandsaigne, inhumé dans le susdit lieu le onse fevrier mil six cent soixante six, epouse de tres haut et tres puissant seigneur messire Gabriel de Rochechouart, Duc de Morthemar et pair de France, prince de Tonnay Charante, chevalier des ordres du Roi, premier gentilhomme de sa chambre, gouverneur et lieutenant general de la ville prevoté et vicomté de Paris, en présence de monsieur le baron de Vareille Sommière commissaire des guerres et monsieur girault procureur au presidial de cette ville, qui ont signé avec nous."
Monsieur de montespan a tout fait pour recupere sa femme il voulais meme lui donner des maladies pour que le roi sois contaminée il aurais meme gifler notre marquise car il etait d une jalousie et ne suporter pas sa femme qui etait la maitresse du roi
séparés
séparés
Françoise de Rochechouart de Mortemar, marquise de Montespan, est issue d’une des plus vieilles familles de France.
Elle arrive à la cour vers 1660 où elle accède de par sa naissance, à la charge de dame d’honneur de la reine Marie-Thérèse.
En 1663 elle épouse Louis Henri de Pardaillon de Gondrin, marquis de Montespan.
Son esprit ainsi que son indéniable beauté la font remarquer du roi qui use de son pouvoir afin d’éloigner son mari.
Athénaïs (comme elle se fait appeler alors sous l’influence de la préciosité) qui ne veut céder au roi demande au marquis de quitter la cour, mais celui-ci veut profiter de la guerre des Flandres pour obtenir les faveurs du monarque.
La guerre finie, le marquis retrouve sa femme enceinte du roi ; il fait un scandale mettant des habits de deuil et ornant sa voiture de bois de cerf.
Louis XIV le fait enfermer au Fort-l’Évêque, puis l’assigne à résidence dans ses terres de Gascogne jusqu’à sa mort en 1701.
La marquise de Montespan est une femme très fière de ses origines, et n’hésite pas à tenir tête au roi.
De ses amours avec le roi naissent huit enfants dont six sont légitimés (leur gouvernante est Françoise d’Aubigné dite Madame de Maintenon qui épouse secrètement le roi à la mort de la reine)
Favorite du roi, elle protège les artistes et les écrivains et mène une vie de grand luxe et de raffinement.
Délaissée par le roi qui lui préfère alors Marie-Angélique de Fontanges, elle est mêlée à l’affaire des poisons.
La marquise de Montespan se retire de la cour en 1691, elle passe la fin de sa vie dans un couvent et meurt oubliée du roi en 1707.
Portrait d’une femme d’influence !
Anecdotes:
Pour son maquillage, Mme de Montespan utilisait en abondance, comme une bonne partie des dames de la cour, du blanc de céruse, qui n'est autre que du carbonate de plomb, interdit en 1905 à cause de sa grande toxicité.
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Du livre de Madame de Montespan de Jean-Christian Petitfils
ce n'était pas un paysan, c'était un moine... et c'est vrai !
Et des petits cochons qui se sont régalés... horreur !
J'ai écrit ça dans ma biographie de "La Grande Sultane"... parue chez Perrin et chez Pygmalion éditeur.
Le comte de Toulouse bivouaquait à Montargis lorsqu'il apprit la mort de sa mère
Il jugea inutile de brûler encore le pavé, fit demi-tour et s'en vint se recueillir à Rambouillet
Le Roi était à Marly lorsqu'il sut la nouvelle
Il allait se mettre en selle pour courre le cerf du côté de Louveciennes quand on lui apporta une lettre du duc d'Antin
Celui-ci expliquait que Mme de Montespan avait montré en mourant les sentiments les plus chrétiens et ... il n'omettait pas d'ajouter qu'il demeurait "son plus fidèle sujet", "son plus dévoué serviteur"
La réaction du Roi? Apparemment, une complète indifférence: "Messieurs, en selle!" Et la chasse se déroula comme à l'habitude
Cette fois, le cerf fut forcé du côté de Meudon
Mais au retour, sans être débotté, Louis XIV s'écarta de sa suite et marcha seul
On remarqua qu'il paraissait songeur: "Il prolongea sa promenade jusqu'à la nuit après avoir fait comprendre qu'aucun compagnon ne lui serait agréable"
Et sur les hauts de Marly, le vieux Roi solitaire aurait pu méditer: se souvenir de Marie Mancini qu'il avait tant aimée et qu'il menait aujourd'hui une vie désolée, et qui allait mourir séquestrée dans un couvent madrilène; se souvenir d'olympe, un bel amour qu'il avait disgracié à l'occasion de l'affaire des poisons, une fière autre mancini qui s'était vengée en enfantant le prince Eugène, celui-là même qui venait d'écraser (1706) le duc d'Orléans sous les murs de Turin! Se souvenir de La Vallière qui vivait encore en pénitence au Carmel; de Marie-Isabelle dite la Belle de Ludre qui s'était elle aussi ensevelie dans les ténèbres du couvent; d'Angelique de Fontanges qui était morte "blessée à son service"; de Catherine de Gramont, jeune princesse de Monaco, qui fut "frappée dans sa beauté par toutes les laideurs de l'orgie", se souvenir d'Anne de Rohant, la pétillante princesse de Soubise
"Une fois à la cour, sa beauté avait fait le reste"
Elle était déjà bien malade en 1707 mais elle fut encore, selon Saint-Simon qui ne l'aimait guère, "deux années à pourrir dans l'hôtel de Guise qu'elle avait acheté avec sa vertu"
Se souvenir d'Athénaïs...
Mme de Maintenon, le croira-t-on? pleura
"Les larmes la gagnèrent que, faute de meilleur asile, elle fut cacher sur sa chaise percée; Mme la duchesse de Bourgogne qui l'y poursuivit en demeura sans parole d'étonnement" (Saint-Simon)
La mort de Mme de Montespan ne m'a pas mise hors d'état de vous écrire, confie-t-elle aussi à la princesse des ursins, mais il est vrai que j'y fus fort sensible car cette personne-là n'a pu m'être indifférente en aucun temps de ma vie"
Si Masdame de Maintenon versa quelques larmes, elle n'intervint pas pour que l'on autorisât Toulouse et ses deux soeurs à porter le deuil
Car un ordre venu d'en haut leur avait signifié que les signes extéreurs de douleur étaient interdits!
Le duc du Maine, de son côté, "eut quelques difficultés à celer sa joie de la mort de sa mère"
Quant à Autin, il écrira, dans ses Mémoires:
"Je ressentis toute la douleur que l'amitié la plus tendre et la plus sincère peut faire ressentir en pareille occasion et je repartis sur l'heure pour me retirer quelques temps chez moi, à Bellegarde
Mémoire...u peu courte! Car s'il n'assiste pas aux obsèques de sa mère et c'est Saint Simon encore qui nous narre l'aventure et il tient ce récit de son épouse qui était alors bourbonnaise, c'est parce qu'il s'en alla aussitôt qu'il eut mis la main sur le testament! Car il craignait d'être défavorisé au profit de ses demi-frères et soeurs et de la domesticité
Le testament disparu, Autin restait, ab intestat, l'unique et magnifique héritier de Mme de Montespan
Dans son Journal, Dangeau confirme ce geste sordide du courtisan "Le Duc d'Autin se signala par un exploit qui montre à nu la beauté de son âme
La nuit de la mort de la marquise on vit un cavalier descendre de sa monture à la porte de la maison qu'elle occupait, entrer brusquement dans la chambre mortuaire, saisir une clef que la morte portait à son cou, s'emparer d'une cassette enfermée dans le tiroir d'un meuble puis repartir en toute hâte pour Paris, sans avoir proféré une seule parole
Cet inconnu n'était autre que le duc d'Autin
on n'a jamais su quel mystère recelait cette cassette"
Autin donc, a quitté Bourbon sans distribuer aucun ordre
Une désertion ou une fuite?
Mme de Coeuvres est alitée
Elle n'a pas supporté que l'on ait laissé entendre qu'elle était responsable, un peu, de la mort de Mme de Montespan
Elle aurait donne trop de vomitif et "les efforts provoqués par ce remède furent si grands qu'une veine rompue, pendant la violence de ces efforts, fut cause de la mort"
Ne restent que quelques servantes chargées des dernièrs soins
"Les obsèques, dit Saint-Simon pour qui les préséances n'ont aucun secret, furent à la discrétion des moindres valets"
Mais avant les funérailles, il fallait une autopsie, il fallait embaumer, et il fallait surtout respecter les volontés de la marquise défunte: elle avait en effet souhaité que son coeur aille au couvent de La Flèche (Sarthe), ses entrailles au prieuré de Sainte-Menoux (à mi-chemin entre Bourbon et Moulins), son corps enfin devait trouver l'éternel repos en l'abbaye de Saint-germain
Hélas, le médicastre qui procéda au "fatal procès-verbal d'ouverture" était ignare!
"Ce corps, autrefois si parfait devint la proie de la maladresse et de l'ignorance du chirurgien de la femme Legendre, intendant de Montauban, qui était venu prendre les eaux" (Saint-Simon)
Un beau sujet de tragédie que cette fin de la marquise de montespan! Mais il y a de la tragi-comédie aussi, notamment lorsque les chanoines de la Sainte-Chapelle et les prêtres de la paroisse de Bourbon en sont venus à sa frictionner la barrette, chacun revendiquant les restes mortels de la favorite et tirant la dépouille à soi!
Conséquence de cette rivalité, les obsèques furent misérables: "Un véritable combat s'était engagé entre les Capucins et le clergé séculier au moment d'entrer à l'église, la bière fut posée à terre et les portes fermées
pour cette fois les prêtres l'auraient emporté sur les chanoines... mais l'église resta presque déserte jusqu'à la fin de la messe"
Et Athénaïs y demeurera en dépôt jusqu'à ce qu'Autin prît une décision! Ce texte, qui figurait dans les papiers paroissiaux de Bourbon-l'Archambault et qui est signé "Pétillon, archiprêtre, curé de la ville d'eaux", nous montrara que le cadavre d'Athénaïs avait été ni plus ni moins déposé là...comme à la consigne!
Elle fut la favorite par excellence.
Louise de La Vallière a régné sur le coeur du roi Louis XIV.
Madame de Maintenon règnera sur l’esprit d’un monarque vieillissant.
La marquise de Montespan occupa la vie du Roi Soleil à son zénith et ce pendant 10 ans.
Elle fut la véritable reine de Versailles, orgueilleuse et redoutable quand il était question d’évincer des rivales.
Une femme admirée également pour sa culture et aimée par le monde des Arts et des lettres, protectrice de Molière et de Corneille.
“Madame de Montespan, la favorite du Roi Soleil à son zénith”, Michel de Decker, Editions Pygmalion, 2010, 276 p.
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Elle est bien née en 1640 et non 1641. E de B (registre de Lussac les Châteaux)
“ Le vandredi cinquième jour d´octobre mil six cent quarante a este baptisee françoise de rochechouard fille de gabriel de rochechouard chevallyer des ordres du roi conseiller en les conseil d´estat et prince premier gentilhomme de la chambre de sa majeste seigneur marquis de morthemar et lussac le chasteau autres places et prince de tonaicharante et de dame dianne de grandsaigne et ont este les parrins et marraine nicollas rozet et françoise massoulard qui ne scavent signer” P Cartaud‚ prêtre.
Fille du duc de Mortemart et de Diane de Grandseigne, Françoise qui prit plus tard le nom d’Athénais sous l’influence de la préciosité, fut d’abord élevée au sein d’une abbaye située à Saintes, l’abbaye aux Dames. Elle en sortit en 1658 sous le nom de Melle de Tonnay Charente. Arrivée à la cour de France peu après, grace à l’intervention d’Anne d’Autriche (sa tante Anne de Rochechouart était une amie de la reine), la jeune fille est attachée au service d’Henriette d’Angleterre, belle sœur de Louis XIV.
Portrait par Beaubrun en 1663 ("Melle de Tonnay Charente")
Elle tombe amoureuse de Louis Alexandre de la Tremoille marquis de Noirmoutier qui, selon Mme de la Fayette, est amoureux de Melle de Tonnay Charente " qu'elle aimait, et qu'il souhaitait fort de l'épouser"
Malheureusement, il devait mourir précocement.
Elle épouse en février 1663 Louis Henri de Pardaillan de Gondrin, marquis de Montespan (mort en 1691) dont elle eut deux enfants.
Elle rencontre Louis XIV à l’automne 1666.
Portrait exécuté pour Bussy Rabutin en 1668, portrait de l' Ecole Française en 1669
Occupé de son amour avec sa favorite, Louise de la Vallière, il ne fit tout d’abord pas attention à elle. Mais lorsqu’il se lia avec la duchesse d’Orléans, le roi la rencontrant souvent chez sa maitresse et chez la reine, remarqua sa conversation piquante, naturelle et enjouée. « A la plus surprenante beauté, elle joignait l’esprit le plus vif, le plus fin, le mieux cultivé, cet esprit héréditaire dans sa famille » dira d’elle Mme de Sévigné.
Insensiblement, Louis XIV se laisse charmer par la belle marquise, mordante et agréable conteuse. On convient que Mme de Montespan ridiculisait beaucoup de gens, uniquement pour amuser le roi.
Ses sarcasmes n’étaient pas sans danger.
Les courtisans les craignaient ; ils évitaient de se promener sous ses fenêtres quand Louis XIV était avec elle : ils appelaient cela « passer par les armes »



La marquise devient la maitresse du roi en mai 1667. Son mari fit un scandale à la cour lorsqu’il apprit la nouvelle, il fut promptement enfermé au Fort l’Evèque et exilé sur ses terres.
On s'aperçut bientôt de la liaison devenue intime qui existait entre elle et le roi.
En 1668, il est avéré que le roi est amoureux de Madame de Montespan.
La cour colporte alors cette strophe :
"On dit que La Vallière
S'en va sur son déclin.
Montespan prend sa place;
Il faut que tout y passe
Ainsi de main en main."
Portrait en "Diane" par Charles Beaubrun en 1671 - Portrait "présumé" de la marquise de Montespan en 1667
Elle eut un appartement à peu de distance de celui du monarque et les courtisans clairvoyants n'eurent pas de peine à expliquer pourquoi l'un et l'autre se dérobaient en même temps au cercle de la reine. La sensible La Vallière ne fut pas la dernière à s'apercevoir qu'elle n'occupait plus seule le cœur de Louis. Il n'y eut que la reine qui ne voulut pas s'en douter. Madame de Montespan avait su la persuader de sa vertu. Ce fut en 1670 que sa faveur éclata officiellement lors d'un voyage en Espagne où elle fit une partie du voyage dans la voiture du roi et de la reine. Et lorsqu'elle montait dans la sienne, quatre gardes du corps entouraient les portières.
Portrait par Pierre Mignard "en Diane chasseresse" en 1670
En 1674, Mme de La Vallière quitta la cour. Mme de Montespan devint alors la favorite en titre de Louis XIV . Elle acheta sa charge de chef du conseil et surintendante de la maison de la reine Marie-Thérèse au prix de 200 000 écus. Elle fit supprimer la présence des filles d'honneur de la reine, tant par la crainte qu'elle avait devant le goût de la nouveauté de son amant - elle pouvait trouver plus d'une rivale parmi les jeunes personnes qui se succédaient rapidement - que par le souci de cacher la naissance des enfants nés de leur passion.
deux portraits par Pierre Mignard en 1672
L'empire que l'orgueilleuse maîtresse exerçait sur le cœur du roi la fit bientôt prétendre obtenir de l'autorité dans les affaires. Elle avait tant de moyens d'influer sur l'esprit du roi que de nombreux ministres et courtisans se soumirent à elle. On demandait et on suivait ses conseils. Louis XIV, lui-même abusé par la vivacité et l'apparente étourderie de la marquise, la montrait aux ministres comme une enfant.
1er portrait par Pierre Mignard avec ses enfants (2 enfants au ciel, les deux premiers batards décédés) avec le comte du Maine et le comte de Vexin en 1672 ; 2ème portrait par Pierre Mignard en 1675 avec le duc du Maine, le comte de Vexin, Melle Nantes et Melle de Tours
Cet enfant connut ainsi de nombreux secrets d'État. Mme de Montespan était également passionnée par le luxe qui, durant sa faveur, s'étendit partout, polit les mœurs, en les corrompant peut-être, imprima tant d'activité au commerce, aux manufactures, et donna un si grand essor au génie des beaux-arts. Il est permis de croire qu'elle a contribué à développer chez Louis XIV ce goût des grandes choses et de la magnificence. Le roi lui ayant fait construire à Versailles le majestueux château de Clagny, la marquise créa autour d'elle une cour brillante où dominait le bel esprit. Elle protégea notamment La Fontaine, Molière, et Quinault.
Portrait par Charles de la Fosse avec ses quatre derniers enfants en 1677 : le comte de Vexin, Melle de Nantes, Melle de Tours et Melle de Blois
Avec l'âge, Louis XIV éprouvait le besoin d'une vie plus régulière, encouragé en ce sens par Madame de Maintenon, devenue entre temps l'amie du roi. Celle-ci, forte d'une réputation sans tache, empruntait la voix de la religion et de la morale pour ramener Louis de ses erreurs. Les sévères exhortations de Mme de Maintenon frappaient le roi par leur justesse ; mais habitué depuis longtemps à l'attrait du plaisir, il s'y laissait entraîner avec Mme de Montespan pour revenir ensuite déplorer sa fragilité auprès de Mme de Maintenon.

Portrait par Henry Gascard (dans la galerie du chateau de Clagny) en 1674 ; Portrait par Joseph Werner II en 1674 à Clagny
Telle fut la cause de la jalousie réciproque entre les deux femmes. Louis XIV était lui-même obligé d'intervenir dans leurs querelles pour les raccommoder, pour les voir de nouveau se brouiller le lendemain.
Mais c'est une troisième femme qui provoqua la disgrâce de Mme de Montespan. Louis XIV tomba éperdument amoureux de Mlle de Fontanges, âgée seulement de vingt ans. C'était une protégée de Madame de Montespan qui avait cru pouvoir retenir le roi en lui présentant une jeune oie blanche. Le piège se retourna contre elle. Mademoiselle de Fontanges se retrouva vite enceinte mais accoucha prématurément d'un petit garçon qui ne survécut pas. Elle fut à son tour prise d'un mal lent qui l'affaiblissait de jour en jour et finit par la tuer. Or cette mort précoce intervint en pleine affaire des poisons. Compromise (à tort, puisqu'on sait maintenant que Mlle de Fontanges est morte d'une pleurésie) dans cette sombre histoire, la marquise fut délaissée par le roi.
Elle commence à consulter, comme beaucoup d'autres dames, une "magicienne" -la Voisin-, pour se faire aimer du roi, qu'elle s'efforce de divertir à la cour, chez La Vallière même.
Portrait par Henry Gascard "en pénitente" à Clagny en 1674
Depuis 1683, Mme de Montespan n'avait plus de titre mais elle demeura cependant à la Cour, ne pouvant se résoudre à s'éloigner du roi. Elle suivait le train de vie, donnant de grandes fêtes, vivant toujours sur un grand pied. En 1685, sa fille Melle de Nantes épousait le duc de Bourbon, Louis III de Bourbon-Condé.

Portraits par Pierre Mignard "couronnée par les amours" et "soutenue par les Graces", en 1675
En 1692, son fils Maine se mariait avec une petite-fille du Grand Condé et sa fille Melle de Blois devenait l'épouse du duc de Chartres, neveu du roi. Elle était fière des brillants mariages de ses enfants. Le roi lui-même a d'ailleurs envisagé que le duc du Maine monte sur le trône en cas d'extinction des Bourbons et, à sa mort il souhaita que celui-ci et son frère, le comte de Toulouse, assurent la Régence du futur Louis XV .
Portrait par Charles de la Fosse en 1677
En 1691, Madame de Montespan se retira à Paris où elle vécut dans la dévotion, la générosité et la volonté d'expier ses torts passés. Elle se disait toujours malade, sans l'être véritablement, et elle montrait constamment la crainte la plus vive de mourir. Son appartement restait éclairé pendant la nuit, et on la veillait toute la nuit au cas où son sommeil vînt à s'interrompre.
Pour son maquillage, Mme de Montespan utilisait en abondance, comme une bonne partie des dames de la cour, du blanc de céruse, qui n'est autre que du carbonate de plomb, interdit en 1905 à cause de sa grande toxicité.
Portrait par Ecole Française en 1685
Témoignage de St Simon sur le caractère de Mme de Montespan :
..."Pour Mme de Montespan, elle était méchante, capricieuse, avait beaucoup d'humeur, et une hauteur en tout dans les nues dont personne n'était exempt, le roi aussi peu que tout autre. Avec cela elle aimait sa maison et ses parents, et ne laissait pas de bien servir les gens pour qui elle avait pris de l'amitié. La reine supportait avec peine sa hauteur avec elle, bien différente des ménagements continuels et des respects de la duchesse de La Vallière qu'elle aima toujours, au lieu que de celle-ci il lui échappait souvent de dire: « Cette pute me fera mourir. » On a vu en son temps la retraite, l'austère pénitence et la pieuse fin de Mme de Montespan. Les humeurs de Mme de Montespan achevèrent l'ouvrage. Elle en avait beaucoup, elle s'était accoutumée à ne s'en pas contraindre. Le roi en était l'objet plus souvent que personne; il en était encore amoureux, mais il en souffrait..."
Témoignage de Madame Palatine :
: « la Montespan avait une grosse vilaine taille, beaucoup d’éclat, infiniment d’esprit, et tout le feu du libertinage dans les yeux, une très belle bouche et le sourire très agréable. Elle avait l’air effronté, et l’on voyait dans ses yeux l’indécence de son cœur. Elle avait de beaux cheveux blonds, de belles mains, et surtout de beaux bras ; ce que Madame de la Vallière n’avait point ; mais celle-ci était d’une grande propreté, et la Montespan était d’une malpropreté extrème… «
Circonstances de sa mort (selon St Simon) : on lui administra une dose trop forte d’émétique alors qu’elle se sentait mal :
« Mme de Montespan s’en fut en cure à Bourbon l’Archambault où se trouvait par hasard Mme de Saint Simon. Mme de Montespan dans une très bonne santé, se trouva tout à coup si mal une nuit, que ses veilleuses envoyèrent éveiller ce qui était chez elle. Diane Adelaide Philippe Mancini Mazarini, maréchale de Coeuvres, accourut des premières, qui, la trouvant prête à suffoquer et la tête fort embarassée, lui fit à l’instant donner de l’émétique de son autorité, mais une dose si forte, que l’opération leur en fit une telle peur qu’on se résolut à l’arrêter, ce qui peut être lui couta la vie »
Les réactions à l'annonce de sa mort (selon Saint Simon) :
Le roi :
… »Mme la duchesse de Bourgogne fut surprise de la parfaite insensibilité du roi après un amour si passionné de tant d’années ; elle ne put se contenir de le lui témoigner. Il lui répondit tranquillement que, depuis qu’il l’avait congédiée, il avait compté ne la revoir jamais, qu’ainsi elle était lors morte pour lui. Il est aisé de juger que la douleur des enfants qu’il en avait ne lui plut pas… »
Ses filles et fils : (La réaction de ses filles la duchesse de Bourbon et la duchesse d’Orléans et de son fils, le comte de Toulouse, Maine étant le seul à être indifférent, n’ayant jamais aimé sa mère) :
… » Quoique redouté au dernier point, leur douleur eut son cours, et il fut long. Toute la cour les fut voir sans leur rien dire, et le spectacle ne laissa pas d’en être curieux. Un contraste entre eux et la princesse de Conti ne le fut pas moins et les humilia beaucoup. Celle-ci était en deuil de sa tante, Mme de la Vallière, qui venait de mourir. Les enfants du roi et de Mme de Montespan n’osèrent porter aucun deuil d’une mère non reconnue. Il n’y parut qu’au négligé, au retranchement de toute parure et de tout divertissement, même du jeu qu’elles s’interdirent pour longtemps, ainsi que le comte de Toulouse. La vie et la conduite d’une si fameuse maitresse depuis sa retraite forcée m’a paru être une chose assez curieuse pour s’y étendre, et l’effet de sa mort propre à caractériser la cour… »
Mme de Maintenon :
« Mme de Maintenon, délivrée d’une ancienne maitresse dont elle avait pris la place, qu’elle avait chassée de la cour, et sur laquelle elle n’avait pu se défaire de jalousies et d’inquiétudes, semblait devoir se trouver affranchie. Il en fut autrement ; les remords de tout ce qu’elle lui avait dû, et de la façon dont elle l’en avait payée, l’accablèrent tout à coup à cette nouvelle. Les larmes la gagnèrent, que faute de meilleur asile, elle fut cacher à sa chaise percée…"
Lieux de vie de Mme de Montespan :

Le chateau de Lussac (la marquise naquit dans une maison du village) de Lussac-les-chateaux ; Le chateau d'Oiron où elle finit sa vie.

La chambre de la marquise de Montespan au chateau d'Oiron :
L'hôtel particulier de Mme de Montespan à Paris à la fin de sa vie.
Bibliographie
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« A Gouy (près du Catelet), 27 mai '.
Je suis très-aise que mes enfants se portent' bien. La Reine m'a mandé de leurs nouvelles de même que vous.
Elle me paraît ires-satisfaite de l'état où ils sont.
Je sais que vous y donnez tous vos soins comme vous avez toujours fait.
Le Roi arrive devant Dôle "au petit jour"
Il fait le tour de la place à cheval pour en apprécier les faiblesses et donne ses ordres pour le siège
ESTIME DU ROI POUR LA MARÉCHALE DE LA MOTTE. CXV
Au camp devant Dole, le 27* de mai 1674.
« Vous avez trop bonne opinion de moi, de me donner toute la gloire de la prise de Besançon. Mes troupes y ont eu grande part, et d'ailleurs je dois reconnaître qu'elle est principalement due à Dien. Hais je n'ai pas laissé de sentir 1'afleclion qui vous porte à Tous expliquer comme vous faites, ce qui vient d'un tel principe ne pouvant manquer d'être agréable »
« Ma cousine, j'aurais été surpris si vous ne m'aviez écrit sur la prise de Valenciennes. Je suis trop accoutumé à recevoir des marques de votre zèle en ces sortes d'occasions. Les preuves que vous m'en avez données en ce dernier succès ne pouvaient pas être mieux reçues; je vous en assure, et prie Dieu qu'il vous ait, ma cousine, en sa sainte etdignegarde. Au camp devant Cambray, le 24 de mars 1677 »
Au camp devant le château de Namur, le IIe (2e) juin 1692.
"II y a longtemps que je saisies sentiments que vous avez pour moi et pour ce qui me touche. La joie que vous avez de la prise de Namur ne me surprend pas. Vous êtes trop bonne Francese pour ne vous pas réjouir de tous les bonheurs qui m'arrivent... L'on ne peut avoir plus d'amitié et de considération que j'en ai pour vous "
De pareilles lettres honorent la gouvernante autant que le Roi.
Il faut en effet être bonne Française pour élever, comme il convient, un fils de France.
La veuve d'un officier qui avait été placé au premier rang dans l'armée a pu être choisie d'abord à cause des titres de son rnari : la noblesse de ses sentiments et ses services personnels lui ont mérité la tache pénible de présider à l'enfance de deux générations de princes.
Le Roi et la Reine vont assister aux vêpres en l'église des Feuillants de la rue Saint-Honoré, l'évêque de Rodez,
Hardouin de Péréfixe de Beaumont officiant, puis le Roi va chasser
Chevau-léger de la garde ordinaire du Roi
né le 24 mars 1761 à Fouquebrune
Décédé le 27 mars 1848 à La Ransonnerie à l'âge de 87 ans
entra élève du Roi au collège royal de la Flèche au mois d’octobre 1770.
Transféré, en 1775, à l’école militaire de Paris, réformée en 1776 par le comte de Saint-Germain, il fut placé à cette époque dans le régiment de Rouergue, d’où il passa, en 1780, surnuméraire dans les chevau-Iégers de la garde du Roi.
Émigré en 1791, il fit la campagne de 1792 à l’armée des princes, parmi les gentilshommes de la coalition d’Angoumois, Saintonge et Aunis, et se trouva, ainsi que son frère Casimir, au premier siège de Maëstricht.
Il revint en France avec lui en 1802, embrassa l’état ecclésiastique, et fut pendant sept ans supérieur du petit séminaire de Luçon.
Il a été nommé ensuite chanoine de la cathédrale de la Rochelle, et supérieur du grand séminaire de cette ville, place qu’il a occupée jusqu’à l’arrivée de l’évêque actuel.
Du mariage qu’il a contracté en 1784 avec mademoiselle de Laulanié sont issus deux fils :
cardinal de Noailles
prélat français
au château de Peynières à Cros-de-Montvert (Cantal)
Il fut archevêque de Paris de 1695 à 1729.

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